Désaffleurement - Tassement

Le désaffleurement des ouvrages du bâtiment peut être mesuré et surveillé avec une jauge de désaffleur (jauge G3), suivi à distance avec une jauge R1 et un kit de fixation spécifique, ou instrumenté avec un capteur connecté comme la jauge R2-P pour le suivi des déplacements verticaux et des tassements sur les ouvrages de génie civil.

Ces outils s’adaptent à la plupart des environnements de mesure et la pose peut être ajustée pour répondre à des conditions plus spécifiques.

Qu’est-ce que le désaffleurement ?

Le désaffleurement est un défaut d’alignement entre deux éléments. Cette différence de niveau peut rester admissible jusqu’à un certain point qui varie selon les ouvrages.

Sur un revêtement composé de successions de dalles non solidaires, les désaffleurements sont aussi appelés pianotages. Cela peut par exemple toucher des carreaux mis en œuvre sur un support défectueux.

Le basculement d’une partie d’un mur de soutènement est un autre exemple de désaffleurement, vertical cette fois-ci. Sur certains ouvrages d’art ou infrastructures, des phénomènes similaires peuvent aussi apparaître sous forme de tassements ou de déplacements verticaux différenciés.

Comment mesurer le désaffleurement ?

Nous proposons plusieurs solutions adaptées aux différents contextes de mesure :

  • la jauge G3 pour la mesure d’un désaffleur avec une résolution de 0,1 mm.
  • la jauge E1 avec un kit (équerre + visserie) permettant la fixation des platines à la perpendiculaire.
  • la jauge R1 avec un kit pour suivre à distance l’évolution du désaffleur.
  • la jauge connectée R2-P pour le suivi à distance des tassements et déplacements verticaux, notamment sur les ponts, ouvrages d’art et structures soumises à des mouvements différentiels.

Comment utiliser la jauge G3 pour mesurer le désaffleur d’une fissure verticale ou horizontale ?

Mesurer un désaffleur horizontal

Pour mesurer un désaffleurement horizontal, il faut considérer la structure fixe qui sert de référence et la structure en mouvement.

La jauge de désaffleurement de fissure se positionne alors sur le plan de référence. Le palpeur touche l’autre plan afin de déterminer l’écart entre les deux structures.

Mesurer un désaffleur vertical

Le principe est le même pour la mesure du désaffleurement de fissure vertical. La jauge peut être fixée par collage ou par fixation mécanique pour s’adapter à tous les supports verticaux. Le suivi du désaffleur se fait selon le principe du vernier au 1/10e de mm.

Pour les structures nécessitant un suivi automatisé ou sur de grandes infrastructures, des capteurs connectés comme la jauge R1 ou la jauge R2-P permettent de transmettre automatiquement les mesures et d’analyser l’évolution des déplacements dans le temps.

Comment utiliser une jauge de désaffleur sur les supports abîmés ?

La fixation de la jauge G3 peut être rendue plus difficile si le suivi du désaffleur d’une fissure intervient après un désordre ayant affecté le plan de référence. Même s’il est préservé, le plan fixe peut présenter une surface humide, irrégulière avec des aspérités multiples.

Dans ce cas, la jauge de fixation adhésive est renforcée avec une colle spécialement formulée pour ces applications. La fixation mécanique est aussi envisageable avec l’ajout d’une plaque intermédiaire pour la pose de la jauge de désaffleurement, y compris sur un support humide.

Quel est le désaffleur maximal pouvant être mesuré par la jauge ?

Le désaffleur d’une fissure d’environ 50 mm peut être mesuré avec une jauge G3. Pour les valeurs supérieures, il est possible de mettre en place une solution adaptée afin que le palpeur puisse être en contact avec la structure.

Pour les jauges connectées comme la R1, l’amplitude de mesure maximale est d’environ 23 mm. Pour le suivi de déplacements plus importants ou pour les structures de génie civil, des capteurs spécifiques comme la jauge R2-P permettent d’instrumenter les ouvrages et d’assurer un suivi automatisé des mouvements structurels.